01 janvier 2013

La vérité sur les indemnités de élus de Vaulx-en-Velin




Après la polémique autour de l’absence des élus au Conseil Municipal du mercredi 19 décembre, conseil éminemment important puisque devant définir le budget de l’année 2013, certains élus ont justifié par voie de presse leur absence (voir édition Est Lyonnais du Progrès du 21/12/12).

Il ne m’appartient pas ce jour de revenir sur les justifications ou excuses de certains élus ; en effet les citoyens électeurs qui ont mis leur confiance en ces personnes jugeront elles-mêmes du bien-fondé de leur choix de 2008, et du respect que les élus ont de leur mission. Le fait que certains n’aient pu être joints est quand même symptomatique de la crise démocratique et représentative que vit notre ville de Vaulx-en-Velin.

Ce qui m’apparait aujourd’hui utile de souligner est le niveau des indemnités des élus. En effet la loi définit pour notre ville des niveaux d’indemnités en fonction de la mission des élus (maires, maires-adjoints, conseil municipaux avec délégation ou conseillers municipaux sans délégation) et de la population de la ville (pour nous entre 20.000 et 49.999 habitants) ; la logique est donc que plus les missions sont lourdes et la ville  est peuplée, plus le temps à consacrer et les responsabilités font que la somme reçue en fin de mois sera élevée. Ainsi, le maire de Vaulx-en-Velin doit mensuellement toucher 3421,32 €, un adjoint 1254,48€, un conseiller municipal délégué 131,15 €, et un conseiller municipal sans délégation 43,71 €.

Or la loi indique que pour les villes très pauvres, ces indemnités peuvent être majorées et correspondre alors à celle de la tranche de population immédiatement supérieure. Etonnant alors quand on voit plus la ville est pauvre, plus les personnes qui la dirigent peuvent être « récompensés ». Mais telle est la loi. Les indemnités peuvent même être sur majorées si la ville est une ville-canton ! La décision de cette augmentation peut alors se faire d’une façon totalement anti-démocratique puisque ce sont les élus eux-mêmes qui décident de s’augmenter. Et cette auto-augmentation a été décidée par nos élus dits « de gauche » lors du conseil municipal du 3 avril 2008. Résultat : une belle augmentation pour eux (entre autres le Maire est maintenant à 4 729 € et les adjoints à 1 818 €), eux qui aujourd’hui rechignent à « être dérangés » et ne jugent même pas opportun de faire le trajet domicile – maison huit fois par an. Pour des élus qui tous les ans laissent les impôts locaux (fonciers, habitation) augmenter de 2 à 3 % alors que les revenus directs de la ville augmentent, qui laissent ces taux parmi les plus haut du Rhône, voilà une belle vision populaire, une belle vision de gauche, qui rappelle un certain Président de droite lui qui s’était lui aussi augmenté dès son arrivée (ce que nos élus avaient d’ailleurs dénoncé…).

Une fois de plus je dénonce le laxisme des élus de la majorité. Les élus qui ne font pas honneur à leur mission doivent se retirer dans les meilleurs délais. Si cela n’est pas le cas, il est urgent que M. le Maire démette lui-même les élus indignes de leur fonction, de leur indemnité et de la confiance des citoyens. L’incurie doit s’arrêter dans notre ville si lourdement touchée par la pauvreté, le chômage, les impôts locaux qui écrasent tout un chacun. Je demande aussi à ce que le conseil municipal revienne sur cette décision d’auto-augmentation prise en 2008. Les indemnités d’élus doivent être raisonnables et normales surtout pour ceux qui dirigent la 3° ville la plus pauvre de France, ville surendettée et écrasée par les impôts.


4 commentaires:

  1. Quoi, 4700€ il se met le Maire dans les poches ??? Vive les Communistes et vive 2014 !

    RépondreSupprimer
  2. L’honnêteté se serait de donner le montant net de l’indemnité, le brut en l’occurrence ne signifie pas grand-chose. Puisqu’il faut prendre en compte les prélèvements à la source, les cotisations sociales, et la retraite qui dans ce cas est particulière. De plus il ne faut pas oublier que les indemnités ne se cumulent pas, il y des plafonds, des abattements…
    Puis il serait aussi nécessaire la aussi par honnêteté de préciser que dans ce pays il n’y a pas de statut de l’élu, ne vous en déplaise tous les employeurs ne facilitent pas les aménagements d’horaires ou les autorisations d’absence (non rémunérées) pour permettre aux élus de remplir leur mandats.
    Tous ne sont pas des notables qui vivent sur leur dividendes.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En effet, retraite et cotisations sociales sont très faibles pour l'élu, car c'est en effet un statut particulier, et pas une profession. Les charges sont donc bien moins élevées qu'un salarié.

      Supprimer
  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer