03 novembre 2011

Le dernier conseil municipal, notre point de vue


Une très faible participation : une vingtaine de présents sur 39 élus … la presse s’en est fait l’écho le 29 octobre (voir article ci-dessous).
Pour ce qui concerne les sujets « débattus » :
·         Les modifications budgétaires : une provision pour risque et charges de fonctionnement inscrite sur le budget 2010 a été mobilisée. Une reprise à hauteur de 210.000 euros sur le compte frais de contentieux (6227) est votée. Aucune question des élus, majorité comme opposition ! Résultat des votes : 100% oui. Et hop, 210.000 euros disparaissent de la caisse. Pour quelle raison ? Un procès perdu ? Il s’agirait alors d’un gros procès. Y aurait-il un lien avec le fait que la ville ait misé sur les fonds à forts risques via Dexia ? Possible… Ou autre chose de toujours très couteux !
Il est très surprenant que personne ne réagisse. 210.000 euros disparaissent, et personne ne demande d’explication. Nous allons de notre coté investiguer.

·         Barges Cachin : les élus votent la rétrocession d’un bout de terrain sur Barges Cachin pour réaliser une nouvelle rue en prolongement de la rue de l’ex maternelle Cachin vers l’avenue De Gaulle. Mais quid des logements prévus sur ce quartier ? Qui de la disparition du seul espace vert du coin ? Quid de l’école qui a déménagé, laissant ce quartier sans vie ?
Et pourtant, les habitants se sont élevés contre ce projet il y a 2 ans. Mais personne ne prend leur défense.  Le projet revient par la petite porte.

·         3 nouveaux noms de rues sur le quartier de la Grappinière : Sebacco, Artik et Beit Sahour. Cela parle-t-il aux Vaudais ? Chacun se fera son opinion.

·         Chantier de nettoyage : les entreprises ne rendant pas les chantiers propres le choix est fait de passer un marché avec une entreprise privée pour nettoyer les chantiers. Les élus de Lutte Ouvrière font une remarque: c’est de la responsabilité des entreprises de rendre un chantier propre. Cela semble en effet judicieux et serait plus économique.

·         La Ville d’Artik reçoit 4000 € de subventions pour acheter du matériel informatique et payer 2 enseignants. Question de priorité pour nos élus : dans certaines écoles primaires, nos enfants  n’ont que de vieux PC qui ne tournent même pas sous Windows 98. Chacun jugera. Mais on marche quand même un peu sur la tête !

·         Antennes-relais : les élus votent une charte assez restrictive pour l’implantation des futures installations d’antennes sur la Ville. Et pourtant M. le Maire nous explique qu’il n’a pas le pouvoir de refuser une autorisation.  En attendant, Free a déposé 4 demandes d’antennes ; une seule reste autorisée.  Les élus demandent à connaître l’emplacement des antennes-relais. Free n’a pas respecté la loi en ne présentant pas son projet aux habitants, ni en l’affichant ; cela, c’est la loi !

·         ZFU : le chargé de mission ZFU quitte son poste. Il faut le remplacer. Tous les élus s’exprimant, demandent un constat des ZFU, du découpage précis des zones, du résultat de ce processus destiné à créer de l’emploi, etc…  Mais personne ne parle de la nouvelle loi qui est en cours de discussion (voir notre article la semaine dernière). Personne ne semble s’être vraiment  renseigné. 


Prochain conseil municipal le 16 novembre prochain ! Venez nombreux : c’est toujours très très instructif !

Des élus fantômes au conseil municipal !

A l’occasion du conseil municipal de rentrée de ce mercredi 19 octobre, nos élus ont renoué avec leur coutume favorite : l’absentéisme.
Sur 39 membres du conseil municipal, seulement une vingtaine d’élus avaient daigné se déplacer. Il y avait presque plus de monde dans le public qu’autour de la table : un comble dans notre Ville réputé pour son absentéisme autant dans les urnes que dans les manifestations publiques.
Et pourtant les élus sont volontaires et rémunérés.
Le cas de conseillers municipaux sans délégation n’est pas le pire. Ils sont d’ailleurs souvent plus présents que les élus en responsabilité et gagnent très peu (quelques dizaines d’euros mensuellement).
La situation de certains conseillers municipaux délégués touchant une simple indemnité de 1700 euros annuel brut et qui ont complètement disparu depuis deux ans  est plus inquiétant ; ont-ils quittés Vaulx-en-Velin ? En tous cas ils  méritent un carton jaune.
Le plus inadmissible ce sont les adjoints à forte responsabilité et qui ne participent que de temps en temps à la réunion solennelle des élus. Certes le développement économique dans la ville la plus pauvre de l’agglomération ne mérite pas un adjoint assidu. Certes le logement et la vie quotidienne n’ont pas besoin de quelqu’un d’impliqué tant la Ville est propre, le stationnement est idéal, et le logement parfait du Nord au Sud de la Ville. Et ne parlons pas de la délégation aux finances…. Plusieurs cartons rouges sont donc à distribuer à ceux qui ne font pas honneur à leurs électeurs et qui pourtant touchent leurs 22.000 euros annuels en étant présents qu’épisodiquement.

Le Modem de Vaulx-en-Velin dénonce l’absentéisme des élus de la majorité. Le Modem demande aux élus qui ne font pas honneur à leur mission de se retirer et de laisser la place à leurs colistiers malheureux. Au-delà, le Modem vaudais souhaite que M. le Maire prenne les décisions qui s’imposent face à cette déliquescence de la représentativité du peuple sur Vaulx-en-Velin.

Ci joint l'article paru dans le Progrès du 29 Octobre dernier  avec quelques repères relevés : 

27 octobre 2011

Les Zones Franches Urbaines en discussion : il est temps de modifier les règles

Lancé en 1997, le dispositif « Zones Franches Urbaines » (ZFU) arrive à échéance le 31 décembre 2011.

La loi de finance 2012 propose de proroger l’existence de ces zones jusqu’à fin 2014, en renforçant leur clause d'embauche et en étendant leur application au volet fiscal, avec pour objectif « l’amélioration de l'emploi dans ces quartiers ». A compter de 2012, pour bénéficier des exonérations sociales et de certaines exonérations fiscales (impôt sur les bénéfices), les entreprises devront employer au moins 50% de salariés résidant en ZFU ou en ZUS. Cette question va faire l’objet d’un débat parlementaire dans les jours à venir.

Quel est l’état des lieux des Zones Franches ? Toutes les analyses montrent que leurs résultats sont plus que contrastés :
·         L’impact qu’elles ont eu sur l’emploi est faible ; dans le Rhône, les 4 ZFU gardent un fort taux de chômage parmi la population (31% de hausse en deux ans, dont 22% sur la première année de crise).
·         Elles sont sources de nombreuses créations d’établissements, mais induisent un effet d’aubaine pour celles qui s’installent,
·         Elles sont créatrices d’une vraie concurrence déloyale pour celles restées en dehors du périmètre.

Pourtant, le fait d’amener des entreprises tertiaires pour la plupart dans des zones urbaines denses semble une bonne idée. A ceci près qu’il fallait créer des locaux, les associer à des formations adéquates aux métiers du tertiaire, les suivre et les contrôler.

Sur Vaulx-en-Velin, ce système a été une réussite lorsque la municipalité a crée son nouveau centre ville, créant des bâtiments de logements, un bâtiment dédié au tertiaire, et des commerces en rez-de-chaussée. Par contre, au Mas du Taureau, aux Barges, à la Thibaude, à la Grappinière (soit sur près de 90% de la zone concernée), aucune création d’activité ; seul le marché de la boite aux lettres s’est envolé ! Quid des zones industrielles attenantes, qui tombent en décrépitude et sont en voie de désertification ? Quid des habitants des quartiers alentours, qui ont vu les commerces, médecins, laboratoires d’analyses, fuir leurs quartiers pour s’installer dans ces eldorados administratifs et fiscaux ?  Quid des chômeurs, et plus particulièrement des jeunes privés d’emploi et pour lesquels le dispositif n’a eu quasiment aucun effet ?

Le Modem vaudais est favorable à ce que l’état renforce les conditions d’embauche et les lie au volet fiscal. Pour que les ZFU soient créatrices d’emplois, nous demandons aux députés, lors des débats parlementaires relatifs aux ZFU, que les périmètres soient étendus aux Zones d’Activités attenantes, de façon à véritablement créer de l’activité et de l’emploi.

24 octobre 2011

Les collégiens fuient la ville !

Le 8 septembre dernier Le Progrès titrait : "30 à 40% des collégiens vaudais hors la ville."

Ce sujet que nous avions voulu mettre en avant lors de la campagne cantonale de mars dernier, ne semblait être important pour aucune autre 
candidat!
Il semble pourtant que cette particularité vaudaise (2 fois le taux moyen du Rhône) ne soit pas tombée dans l'oreille d'un journaliste sourd!
Voir partir le 1/3 de ses collégiens devrait être un crêve coeur pour des élus responsables. Impossible quand on les écoute: nous sommes dans 
le déni.
De toutes façons les élus ne risquent pas de s'occuper du problème. Bon nombre d'entre eux ont choisi d'exfiltrer enfants ou petits enfants en 
privé. Moins compliqué.Mais tout le monde n'a pas les moyens!

"Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs oeuvres. Car ils disent, et ne font pas." - Mathieu 23:3 
autrement dit "Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais".

09 octobre 2011

Collèges à Vaulx-en-Velin : un constat accablant selon Mag2 Lyon!

Ecoles : notre priorité, tant nationale que locale.

Vaulx abrite quatre collèges : Duclos au Sud (environ 240 élèves), Valdo (environ 520 élèves), et les deux collèges situé judicieusement l'un face de l'autre au Mas du Taureau : Noirettes et Barbusse (quelques 430 et 600 élèves).


En ce mois d'octobre, une grande étude parait dans Mag2lyon : quelques 110 collèges locaux ont été passé à la loupe sur le critère de la sécurité. Malheureusement les quatre collèges de notre ville apparaissent comme les collèges à éviter (classés parmi les 13 établissements les plus difficiles du département).


Je vous invite à acheter Mag2Lyon et à lire l'article concerné.

Il y a quelques mois, lors de l'élection cantonale nous avons soulevé le fait que 700 collégiens sont aujourd'hui scolarisés à l’extérieur de la ville (le plus fort taux de scolarisation hors ville du Rhône). Voilà peut-être une des raisons expliquant cette hémorragie. Nous avions proposé de prendre le sujet à bras le corps!

Chacun lira et jugera!